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Covid-19, infos de dernière minute

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Mise à jour 4
Bonjour, j’ai appris ce matin que nos uni­tés, préa­la­ble­ment envi­sa­gée comme future uni­té psy-Covid-19, ne sera pas concer­née. Une autre uni­té est concer­née et c’est dans celle-ci que les por­teurs seront pris en charge ; c’est aus­si là-bas que Mme Montet a été assi­gnée comme psy­chiatre au sein d’une struc­ture de crise impro­vi­sée. Je l’ap­prends jus­te­ment d’une autre psy­chiatre que cette der­nière, ma psy­chiatre réfé­rente, bien mieux lunée, qui semble être dans la bonne humeur et la bien­veillance. Je fais tou­jours par­tie, comme la plu­part des patients, de celles et ceux qui attendent une place en cli­nique, les refus s’a­vé­rant nom­breux pour l’ins­tant. Je souffre d’une escarre pla­cée vers l’is­quion gauche vieille de 11 mois com­pli­quée par une ostéite qui devait être trai­tée chi­rur­gi­ca­le­ment, chose impos­sible depuis le confi­ne­ment, c’est la rai­son pour laquelle il reste très dif­fi­cile de trou­ver une place aille pour moi. Nous serons au moins épar­gné par le Coronavirus, même si nous avons à Rosa Parks in cas de Covid-19 en qua­ran­taine et trai­ter avec soin. Reste à savoir ce qu’on fait de la mise à dis­po­si­tion de l’in­for­ma­tion qui nous concerne en psy­chia­trie, et pas seulement…

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Mise à jour 3
Ma psy­chiatre m’a assu­rée qu’on avait, selon son ini­tia­tive, fait la demande de pré-admis­sion pour une entrée dans une dizaine de cli­nique. Encore une erreur de com­mu­ni­ca­tion au sein même d’une uni­té de 30 patients… « Que font-ils pen­dant les trans­mis­sions ? », c’est la ques­tion que l’on est nom­breux à se poser depuis tou­jours. Toujours plai­sant de voir qu’on tra­vaille vrai­ment à une entente entre col­lègues et une infor­ma­tion du soi­gné éclairée. 

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Mise à jour 2
Nouvelle info : nos uni­tés vont deve­nir des uni­tés dédiées aux patients psy­chia­triques atteints du Covid-19. Ceux qui n’ont pas de solu­tion d’hé­ber­ge­ment, et pour les­quels ont a pas pré­vu (confir­mé pour moi) de place en cli­nique, res­te­ront sur place ! « En vous pro­té­geant vous ne ris­quez rien. »

Je demande asile, pour le coup.

P.S— Nous ne fai­sons pas par­tie inté­grante de l’A.P.-H.P., les dons de masques nous n’en ver­rons donc pas la couleur.

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Mise à jour 1
À cette heure, nous appre­nons que les ser­vices Rosa Parks et Avèrroes sont pro­gres­si­ve­ment vidés à hau­teur de la moi­tié des lits pour pou­voir faire de ce lieu de soin un lieu d’ac­cueil des nou­veaux arri­vants plus adap­té aux impé­ra­tifs sani­taires règle­men­taires (dis­tance res­pec­tée, chambres simples uni­que­ment, temps dédié aux mesures prises pour pro­té­ger les patients plus large pour les soi­gnants…) Les patients « sta­bi­li­sés » retournent chez eux, avec le risque que cette sta­bi­li­sa­tion soit de courte durée pour ceux que la soli­tude trouble ou accen­tue cer­tains symp­tômes, mais en accord avec eux, il seront, comme moi, trans­fé­rés vers des cli­niques pri­vées, où le confort est plus grand (accord excep­tion­nel entre struc­tures d’at­tri­bu­tion de chambres simples pour ceux qui ne peuvent pas s’en payer une) et où le res­pect par des patients moins lourds des consignes est plus ras­su­rant. — S. D.
Stan Printer

Poète et essayiste amateur. Féru de technologies, de toutes créations artistiques. Connait la psychiatrie comme patient borderline depuis 24 ans. Souhaitant ici apaiser le dialogue entre toutes parties de la psy moderne et faire rencontrer des mondes qui s'affrontent ou s'ignorent. Prêt à dénoncer toute injustice subie par les malades psychiques quel que soit leur mode de prise en charge. Amoureux du genre humain.

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