Amour,  Droit des hommes,  Droits des Femmes,  Émois,  Humaniste,  LGBTQI+,  Liberté,  Livre à venir,  Passion,  Pensée,  Poésie,  Projets pour un meilleur monde,  Psy & plus

Pensée I (Andréa)

Moins d’une minute

Debout, jeune Padawan !
Souviens-toi de la signa­ture de l’au­tomne qui fait tom­ber les nou­velles du ciel et qui couve en son sein les graines du prin­temps qui vient,
À l’a­bri du froid et nour­ri par l’i­ma­gi­naire de notre hiber­na­tion.
Le temps est pro­pice au recueille­ment,
Le cha­pi­teau ver­doyant des forêts bai­gnées de lumière appelle notre cœur bat­tant et nos yeux d’en­fant,
Là où les super­sti­tions se méta­mor­phosent en paréï­do­lies,
Là où l’u­ni­vers se tort pour nous don­ner la chair de poule,
Jusqu’à ce que nous trou­vions un récon­fort dans la fleur dis­crète ou la cabane secrète.
Le moment est venu de renouer avec son âme épar­pillée,
Celle qui sait prendre soin des objets impré­gnés de notre odeur,
Celle qui confère à l’es­prit toute sa valeur,
Dans un mys­té­rieux entre-deux où règne la cha­leur du feu sacré,
Allumé en l’hon­neur du ciel noc­turne qui exhibe à la pro­fon­deur de nos can­dides pupilles ses grains de beau­té constel­lés en créa­tures mythiques,
Et où le guer­rier antique trône en mes­sa­ger des vœux qui s’é­tiolent dans le sillage des étoiles filantes.
A pré­sent le conqué­rant n’est plus aus­si sûr de lui,
Et il se fait tout petit devant l’im­pé­tuo­si­té du cos­mos en expan­sion dans un effet de sur­prise,
Où danse la mort subli­mée en arc-en-ciel par nos orbites car­nés assoif­fés de liquides colo­rés,
Cette sub­stance psy­ché­dé­lique dis­po­sée à maté­ria­li­ser les nébu­leuses de nos fan­tasmes et les spectres d’un pas­sé pour­tant révo­lu,
Où le choix s’est fos­si­li­sé en regret et les bai­sers en amer­tume.
C’est oublier que le soleil fait fondre la glace et que la lune cha­rie les eaux à la manière d’une ber­ceuse cares­sant les songes fami­liers de nos joues d’en­fant rescus­si­té sous les cha­touilles de nos cils aux pau­pières vola­tiles comme les ailes du papillon bleu à la teinte sen­suelle du lotus éter­nel.
Comme dans un sur­saut prin­ta­nier,
L’innocence glisse vers le ver­ger aux fruits mûrs dans une attrac­tion pure et spon­ta­née,
Là où les mains font nau­frage et où l’être s’a­ban­donne dans la pulpe juteuse mise au jour par l’astre véné­ré :
Char enflam­mé pour l’un,
Étoile du matin pour l’autre.

Andréa Cabanes, 11 février 2021


Choix d’Andréa.

Commentez dingue !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.