Journal personnel,  Pensée

Pensée I (Stan)

Moins d’une minute

Nous avons déci­dé de nous lais­ser un espace, où, d’une façon heb­do­ma­daire, cha­cun de nos membres fon­da­teurs ain­si que nos adhé­rents pour­ra s’ex­pri­mer sur le sujet qu’il sou­haite dans le domaine psy & Co. Il s’a­gi­ra de brèves, pro­lon­geant par l’ex­pres­sion lit­té­raire qui pour­rait être consi­gnée dans un jour­nal per­son­nel le tra­vail plus dia­lec­tique qui est l’ob­jet de notre future association.

Voici la première !

Pour la vic­time qui ne pense pas être crue, sa véri­té semble être celle dite par un mytho­mane, par­fois mal­adroit, par­fois très habile.

L’auditeur n’é­coute plus un récit ren­du inau­dible. La véri­té est noyée dans un flot où l’on attrape, pour sau­ver sa face : détours, colères, approxi­ma­tions, redites, ver­biage ; toute déviance protectrice.

La vic­time et la honte sont intri­quées, infer­tile ter­reau où nulle iden­ti­té mar­quée n’est appréciable.

Écouter les men­teurs en apprend beau­coup, d’a­bord sur soi lors­qu’on reçoit la parole jaillis­sante, dans des oreilles qui se trans­forment en appre­nant à dis­tin­guer les filtres et les masques qui entravent la vic­time, ensuite sur l’hu­ma­ni­té, qui ne pro­gresse qu’en tré­bu­chant d’a­bord ; sur­tout, et avant toute autre consi­dé­ra­tion, sur la vic­time qui n’en est plus une tout à fait : hon­neur est fait à son his­toire, la défiance n’est plus un seul miroir entre deux ano­nymes, l’a­mi­tié pos­sible déploit la petite et la grande his­toire de l’é­po­pée des otages des per­vers. Honte à celui qui méprise les bal­bu­tie­ments d’un être équivoque !

Je vous aime, et ceux qui m’ont fait du mal aus­si, pour ces mêmes raisons.

Je ne connais qu’un seul vrai per­vers par nation : celui qui la dirige, qu’un seul traître à sa famille, le per­vers. Reste à défi­nir ce qu’il est sinon un comé­dien impa­rable qui dou­te­rait du jeu social qu’il per­çoit et imite.


C’est tout ce que j’a­vais à dire aujourd’hui.

Stan


À dad­dy, dad­dy coule.

Stan Printer

Poète et essayiste amateur. Féru de technologies, de toutes créations artistiques. Connait la psychiatrie comme patient borderline depuis 24 ans. Souhaitant ici apaiser le dialogue entre toutes parties de la psy moderne et faire rencontrer des mondes qui s'affrontent ou s'ignorent. Prêt à dénoncer toute injustice subie par les malades psychiques quel que soit leur mode de prise en charge. Amoureux du genre humain.

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