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Pensée II (Andréa)

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Ce deuxième texte libre d’Andréa — un fabu­leux poème qui traite de salut, de l’é­veil des psy­chiatres, peut-être, des per­sé­cu­teurs, ceux à qui l’on peut confier les clés des « asiles » (peut-on ima­gi­ner), qu’elle estime cou­pables et qui se réveille­ront amer, c’est le fond du pro­pos — nous ne pour­rons le publier que sur notre page Facebook, pour des rai­sons tech­niques. [Intro de la page Facebook.]

Ce texte est superbe, et n’a rien du cou­roux ni de la ven­geance : il ne recherche pas à punir mais à faire sor­tir de l’illu­sion. Sortir des chi­mères par­ti­cipe pro­ba­ble­ment de la gué­ri­son (puisque c’est le mot qu’elle emploie). Reconnaître qu’il faut une gué­ri­son c’est prendre acte de ses propres tour­ments, c’est pou­voir les subli­mer. Qui dit que cette prise de conscience n’est pas le cata­ly­seur pre­mier de la rési­lience ? Qui dit que nous ne sommes pas assez grands pour conju­rer le sors et en appe­ler à toutes nos forces, pour que le large nous libère ?

Stanislas Dejoie

Nous voi­ci au coeur de la cité de la dame célèbre
Où dans un point de côté se dresse la rébel­lion
Armée d’un arc à la flèche ten­due
Errant sur le quai d’un sillage qui s’en­fuit
Nous pour­rions nous res­tau­rer dans le puit mil­lé­naire
Où s’af­faire l’a­bon­dance dans un seau rec­ti­ligne
Difficile de faire face quand le sort s’a­bat brus­que­ment
Mais la gué­ri­son en pers­pec­tive sau­ra s’é­le­ver sur son che­val
Guidée par la bous­sole qui indique tou­jours Polaris
Pour une étreinte fugi­tive au fil des pages de notre his­toire
Où les mots ne servent plus qu’à enro­ber notre amour en com­plé­tude
Limpide est l’eau du puit
Clair est le sens
Dans une boule de cris­tal où se des­sine la déca­dence
Les tor­tion­naires auront leur part du déluge
Tout le monde en aura pour son pedi­gree
Car lourds sont les regrets dans l’é­clair de l’é­veil
Qui jamais ne frappe à la porte indif­fé­rente
Mais à celle de celui qui voyage pour déro­ber de la hau­teur
Plonger sa main dans sa poi­trine pour en éva­luer la météo
Et en sor­tir une plume étin­ce­lante de fais­ceaux lumi­neux
Là où la dex­té­ri­té du pia­niste s’exerce au cla­vier de l’é­cran
Et où la flèche tant atten­due trans­perce le rouge de la cible
Quand, à bout de force, l’é­di­fice de l’illu­sion s’ef­fondre
Ne reste que le miroir dans lequel on brasse la valeur
Et où l’on se repent de ses inso­lentes investigations

Il pleut des tuiles.


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