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Pensée V (Stan)

Poème rédigé ce matin, quelques heures avant que je me rende compte que je ne pouvais pas rester une nuit de plus entre ces murs infâmes. Je reviendrai en compagnon. Je reviendrai bien mieux portant sur l’Adamant !

Sorti de l’hôpital (contre avis médical parce que escarre ! on va s’en sortir vous en faites pas !), reconquérant le feu vital d’un foyer, d’un tison à allumer, à tendraimer, vive, vive, LA LIBERTÉ !!

Notre bonne Marguerite Chossart a été transférée en clinique, elle a l’obligation de rester en quinzaine parce qu’aucun test Covid n’est disponible dans cette structure. À nous un meilleur fauteuil, à elle la marche, à moi le rock !

Stan

Pour tous ces génies disparus à 27 ans, pour tous ceux qui ne sont plus là parce que la mort était surprise confondante ou vouloir d’exil, pour les affamé contraints à vivre de l’aumone, qui n’ont plus ni bagages ni maison ni palier, réveillez vos forces et tentez de donner, avec vos ressources fortes, espoir et allégresse, à des âmes qui peinent sur les trottoirs de ville ou dans le labour d’un soc encore devié par des bœufs sans moteurs. Pour rats des villes et rats des champs, pour la vague que l’homme libre chérit comme un amant, pour la passeuse belle et drôle de méditerrannée, notre dame de la Nouvelle Rencontre — dont la voix est si vraie ! —, pour les oncles morts de sclérose latérale amyotrophique, pour l’oncle assassiné, pour les vapeurs de l’ombre qui s’échappent des fortification de cœurs brisés, pour la fenêtre qui ouvre sur le monde dans nos bras, brisée par la colère, brisée par la croyance d’un homme au surmoi large comme des arcs boutans. L’espoir étant naguère donné n’est plus enfanté que pour laisser les épanchement rugir contre le sable et laiser solitaire tout amant et tout père, pour ceux qui ne veulent plus d’un pouvoir prostitué, courant après la novlangue sans terroir patienté, repoussant par l’épée l’immortel Institut, et lui-même banc d’école, pour la voiture véloce qui croise un platane nié, au raz de la route lasse, pour ceux qui d’entre nous ne savent plus parler sans aboyer la crainte d’un futur assoiffé, prions, toi et moi, et aimons sans relache.
La bataille des idées, l’amour de la musique, la photo en offrande à la belle incarnée pardonnent et disent « c’est fin comme une bête tendre, ça voudrait s’expliquer » que tous ne sont pas ombres quand ils disent l’obscur de la vie méprisée, que l’ancien territoire n’est pas le lieu commun mais qu’on y croise encore des femmes désolées. Je te dirai « Bienvenue dans la lumière qui rit ! Ici fatalité est née avec le deuil de l’enfance maltraitée. Si tu viens te blottir contre l’arbre de mai c’est pour forger à deux un sabre de papier, ou chaque proposition est chantée à tue-tête, et réveille les morts. » Chatiés, spoliés, blessés, trompés, percés à jour, dans la nuit de l’immangeable lune, où se trouve le refuge des êtres synchronisés qui n’ont comme lunettes qu’un œil possédé par l’astre qui méprise et laisse exangue l’amour pendant 7 ans donné. Disons « Stop. » sans violence car la propriété de saint Pierre et des anges sera la belle promesse et que saint Pierre et anges fabriquent des barbelés pour l’aérienne montagne qui nous accueillera, avec la grande pitié pour ceux qui ne sont pas sortis de la féconde panse femelle avec comme but de crier leur présence, comme un autre bébé. Pardonnons et vivont ce que promet l’exil. Et puis rebatissons une forteresse de laine où le mouton puéril pourra se rassasier et venir les marmottes et les chats enchantés se nourir d’herbes folles que la grasse prairie, d’un vers plus beau que ça, et moins enflammé que mon cœur amoureux d’une révolution qui chante, viendra — et pour toujour ! lombric prosterné — ouvrir aux apatrides un vert qui poétise où se tait le silence de nos écran d’amour pour dire à la femme nue : cache ou bien montre, toujours avec fierté, et n’oublie pas de dire combien je t’ai aimé et combien j’aimerai. À l’avenir un message, au passé un rivage, au présent le combat. Amour et majestée !!!


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Drôle de retour au Zion !
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Autodidacte, poète et essayiste amateur. Féru de technologies, de toutes créations numériques. Connait la psychiatrie comme patient borderline depuis 20 ans. Souhaitant ici apaiser le dialogue entre toutes parties de la psy moderne et faire rencontrer des mondes qui s'affrontent. Prêt à dénoncer toute injuste subie par les malades psychiques quelle que soit leur mode de prise en charge. Amoureux du genre humain. [wp-story]

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